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Nutrition du sportif

Plusieurs goûts de boisson aromatisée, un seul réflexe : l’étiquette

Avant de multiplier les goûts d'une boisson aromatisée, les lignes à lire sur l'étiquette : caféine par 100 ml, sucres ajoutés, édulcorants.

Plusieurs goûts de boisson aromatisée, un seul réflexe : l’étiquette

Vous avez repéré une boisson aromatisée déclinée en dizaines de parfums et l’idée de tous les goûter, un par un, vous trotte dans la tête. Avant de vous lancer dans la collection, une habitude simple change tout : regarder l’étiquette à chaque nouveau carton, pas seulement la première fois. Pour explorer le catalogue complet sans rien rater, découvrir les meilleurs goûts Holy donne une vue d’ensemble des gammes existantes ; c’est ensuite à vous de lire ce qu’il y a dedans, goût par goût.

Multiplier les goûts, c’est aussi multiplier ce qu’on avale sans le calculer

Un seul paquet de biscuits, on sait à peu près ce qu’il contient. Dix canettes différentes essayées dans le même mois, c’est une autre affaire : chaque référence a sa propre recette, son propre taux de sucre, sa propre teneur en caféine. Le risque n’est pas de se tromper de parfum. Le risque, c’est d’accumuler sans s’en rendre compte.

Je le vois régulièrement chez des clients qui suivent leur plan nutritionnel à la lettre toute la semaine, séance après séance, et qui laissent une exception « juste pour goûter » filer hors de tout calcul avant un entraînement. Une canette aromatisée n’est pas anodine sous prétexte qu’elle change de parfum à chaque fois. Le sucre ajouté et la caféine, eux, ne changent pas de nom selon l’étiquette.

Prenons un calcul simple. Une canette de 250 ml affichant 11 g de sucres pour 100 ml, c’est 27,5 g pour la canette entière — plus de la moitié du plafond quotidien de 50 g fixé par le repère national, à elle seule. Un format de 500 ml au même taux double directement la note. Ce calcul-là, personne ne le fait en rayon : il se fait une fois à la maison, étiquette en main, et il suffit de le refaire pour chaque nouveau format goûté.

Ce qu’il faut lire sur l’étiquette avant de goûter

Trois lignes comptent, dans l’ordre où vous devriez les chercher. D’abord la teneur en caféine pour 100 ml. Le règlement européen 1169/2011 impose, au-delà de 150 mg de caféine par litre, la mention « Teneur élevée en caféine. Déconseillée aux enfants ainsi qu’aux femmes enceintes ou allaitantes », suivie du chiffre exact. Cette mention n’est pas un avertissement vague : c’est un seuil réglementaire précis, et il figure sur l’étiquette, pas sur le site qui vend le produit.

Là encore, un chiffre éclaire mieux qu’une consigne générale. Une canette affichant 32 mg de caféine pour 100 ml, en format 250 ml, apporte 80 mg : l’équivalent d’un café serré. Deux canettes du même format dans la journée, et vous êtes déjà à 160 mg — sans compter le café du petit-déjeuner, le thé de l’après-midi ou un soda à caféine pris sans y penser. Le total journalier se construit à votre insu, canette après canette, tasse après tasse.

Ensuite, les sucres ajoutés par portion, pas pour 100 ml : une canette fait rarement 100 ml. Le Programme national nutrition santé fixe un repère pour un adulte : idéalement sous 25 g de sucres ajoutés par jour, et un plafond à ne jamais dépasser à 50 g. Comme le calcul plus haut le montre, une seule canette sucrée mange une bonne partie de ce plafond à elle seule, avant même le reste des repas de la journée.

Enfin, la liste des édulcorants sur les versions « sans sucre ». Elle ne dispense pas de vérifier la caféine : une version allégée en sucre garde, dans la plupart des cas observés en rayon, la même teneur en caféine que sa version classique — parfois une teneur plus élevée, pour compenser le goût perdu.

Ces quatre lignes se lisent en moins d’une minute, directement sur l’emballage, avant d’ouvrir la canette. Si l’une des quatre manque ou reste floue, mieux vaut reposer le produit que de deviner.

étiquette nutritionnelle lue de près sur un emballage de boisson
la ligne qui compte le plus tient en petits caractères, au dos de l’emballage. Photo via banque d’images libres de droits.

Les familles de goûts ne se valent pas toutes : lisez gamme par gamme

Une marque qui propose des dizaines de parfums ne les regroupe presque jamais au hasard. Une gamme pensée pour l’énergie concentrée n’a aucune raison de partager la même formule qu’une gamme pensée pour l’hydratation, ou qu’une gamme plus gourmande, façon milkshake ou sirop. Ce sont des recettes différentes, avec des objectifs différents.

Je ne traiterais jamais une marque entière comme un seul et même produit. Chaque gamme mérite sa propre lecture d’étiquette : ce n’est pas parce qu’une référence « énergisante classique » affiche un certain nombre de milligrammes de caféine pour 100 ml que la version présentée comme un dessert liquide, type milkshake ou sirop, affichera le même chiffre.

Les deux recettes n’ont ni le même objectif ni la même base : l’une vise la vigilance immédiate, l’autre le plaisir sucré. Extrapoler le profil d’une seule référence à toute une gamme fausse le calcul dès la deuxième canette.

Concrètement : relisez l’étiquette à chaque nouvelle référence goûtée, même au sein d’une collection déjà bien connue. Deux minutes à chaque nouveauté pèsent moins lourd qu’une habitude prise sur un seul parfum testé en janvier et reconduite sans vérifier sur les neuf suivants.

Le saviez-vous ? Le règlement européen 1169/2011 impose la mention « Teneur élevée en caféine » dès 150 mg de caféine par litre — un seuil largement atteint par la plupart des boissons énergisantes du commerce, bien avant la canette entière.

Ce repère n’est pas réservé aux buveurs occasionnels. Même pour quelqu’un habitué à ce type de boisson, cumuler plusieurs références dans la même journée — un goût le matin, un autre l’après-midi — fait franchir, sans alarme ni avertissement sur l’emballage, les 400 mg de caféine journaliers au-delà desquels l’ANSES signale un risque accru de palpitations, de nervosité ou de troubles du sommeil chez un adulte en bonne santé.

morceaux de sucre blanc en gros plan, symbole des sucres ajoutés à surveiller
le sucre ajouté ne change pas de nom selon le parfum choisi. Photo via banque d’images libres de droits.

Goûter large, mais jamais à l’aveugle

Rien n’empêche de découvrir une collection entière de parfums : c’est même plus intéressant que de se limiter toujours au même. Mais le plaisir de varier ne devrait jamais remplacer deux minutes de lecture d’étiquette à chaque nouvelle canette. Caféine par 100 ml, sucres ajoutés par portion réelle, présence d’édulcorants : ces trois lignes suffisent à savoir si un nouveau goût s’ajoute raisonnablement à votre journée ou s’il vaut mieux le garder pour un autre jour.

Si vous ne deviez retenir qu’un geste : ne faites jamais confiance au parfum testé la veille pour deviner ce que contient celui du jour. Chaque référence a sa propre étiquette, et c’est elle qui tranche — pas le souvenir du dernier goût apprécié.

Sources
Règlement (UE) n°1169/2011 du Parlement européen et du Conseil, annexe III — mention obligatoire « teneur élevée en caféine » au-delà de 150 mg/L
ANSES, avis sur la consommation de boissons énergisantes — repère de 400 mg de caféine par jour pour un adulte en bonne santé
Programme national nutrition santé (Manger Bouger / Santé publique France) — repères sur les sucres ajoutés
holysquadzone.fr, consulté le 29/09/2026, pour le catalogue des goûts par gamme

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